Louis et Louise veulent investir 6000 euros pour préparer l’avenir financier de Léo, leur fils de 7 ans.
Louis et Louise souhaitent préparer l’avenir financier de leur fils Léo, âgé de 7 ans. Ils lui ont ouvert un livret A et cherchent à faire d’autres placements.
Le couple se retrouve confronté à la diversité des produits d’épargne disponibles : PEA, contrat d’assurance-vie, compte-titres ordinaire, …
Quelles sont les options envisageables pour un mineur ?
Comment investir judicieusement les 6000 euros épargnés pour Léo ?
- Louis et Louise sont pragmatiques et constituent une épargne pour Léo
- Certains placements comme le PEA et le livret Jeune sont soumis à des conditions d’âge
- Compte-titre ordinaire : le placement accessible aux mineurs et diversifié
- L’assurance-vie: une stratégie long terme avantageuse
- Le contrat d’assurance-vie de Léo est débloqué à sa majorité… mais protégé
Certains placements comme le PEA et le livret Jeune sont soumis à des conditions d’âge
Louise avait initialement pensé au Livret Jeune, mais les enfants peuvent y accéder à partir de 12 ans. Léo est trop jeune. De son côté, Louis dispose d’un PEA et il en est satisfait. C’est un placement plus risqué que le Livret A, mais les rendements peuvent aussi être plus intéressants. Toutefois, ce dispositif est également soumis à des conditions d’âge : il est réservé aux majeurs. Cependant, il existe un produit proche du PEA permettant également d’investir sur les marchés financiers : le Compte-Titres Ordinaire (CTO).

CTO: le placement accessible aux mineurs et diversifié
Le compte-titres permet d’investir en Bourse et il peut être ouvert à tout âge. Ce placement offre un fort potentiel de rendement et comporte donc également un risque de perte en capital. Il ne bénéficie pas des avantages fiscaux du PEA mais constitue une option intéressante pour diversifier le patrimoine de Louis. En effet, le CTO rend accessible notamment des obligations, des actions internationales ou des ETF.
Les ETF sont recommandés pour trois atouts majeurs : une diversification à faible coût et une gestion à la fois passive et simplifiée. Louis et Louise décident d’investir 500 euros dans un ETF world, un choix à la fois prudent et stratégique. En effet, l’indice réplique la courbe de performances de plusieurs entreprises internationales. Elles sont solidement implantées dans divers pays, sur divers secteurs d’activité. Ainsi, la chute brutale et définitive de l’indice est peu probable. À l’inverse, une croissance sur le long terme est envisageable.
L’assurance-vie : une stratégie long terme avantageuse
Un contrat d’assurance-vie reste l’un des placements les plus intéressants pour un enfant. L’un de ses grands avantages est sa fiscalité allégée lors du retrait des gains : 4600 euros par an échappent à l’imposition pour une personne seule (non mariée). Cet abattement s’applique après l’anniversaire des 8 ans du contrat. Ainsi, il est judicieux d’en ouvrir un le plus tôt possible pour « prendre date » et déclencher le « compte à rebours fiscal ».
En tant que représentants légaux, Louis et Louise peuvent ouvrir un contrat d’assurance-vie au nom de leur enfant dès maintenant. La signature de Léo aurait été nécessaire s’il avait plus de douze ans. Les parents choisissent ce placement pour placer les fonds restants : 5 500 euros.
Reste une question : doivent-ils opter pour une assurance-vie en fonds euros ou pour une assurance-vie multisupport ? La première garantit le capital investi. La seconde permet de profiter du dynamisme des marchés financiers et de rendements potentiellement plus élevés.
En 2023, les Unités de Compte (UC) ont affiché une performance moyenne de 7%, contre 2,60% pour les fonds en euros, selon France Assureurs. Les parents de Léo décident donc de la répartition suivante pour l’assurance-vie de leur petit garçon : 85% en UC et 15% en fonds euros. Ce choix peut s’avérer judicieux sur le long terme. En effet, le temps peut diluer les risques inhérents aux marchés financiers.
Le contrat d’assurance-vie de Léo est débloqué à sa majorité… mais protégé
Dès sa majorité, Léo peut gérer lui-même son contrat d’assurance-vie et son compte-titres.
Néanmoins, Louis et Louise souhaitent opter pour la prudence. Ils veulent éviter que leur fils ne dilapide ses économies sans réflexion. Pour protéger leur fils de choix irréfléchis, ils suivent les conseils de leur banquier et ajoutent un pacte adjoint au contrat d’assurance-vie fraîchement ouvert. Il s’agit d’une « clause d’inaliénabilité temporaire ».
Cette clause limite l’accès aux fonds jusqu’à un certain âge ou sous certaines conditions spécifiques. Ces conditions peuvent être le financement des études supérieures ou l’achat d’un logement, par exemple. Louis et Louise veulent protéger Léo mais ils ignorent si leur fils aura envie de faire des études ou d’investir dans la pierre. Ainsi, ils optent pour un déblocage des sommes aux 25 ans de Léo.
À ce moment-là, la clause est automatiquement annulée. En 2042, Léo peut profiter de l’épargne et des bénéfices accumulés sur son contrat.

